- MARCHER en FORÊT -

- Création de la Page : Novembre 2010


• J'ai créé cette page pour donner quelques informations à ceux qui veulent aller en forêt, et qui n'ont jamais franchi le pas. Ce monde merveilleux, est parfois hostile. Bien que très sommaires, ces éléments, doivent permettre de mieux se préparer lors d'une prochaine randonnée.

Forêt Claire :




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Les Rencontres en Forêt :



- Les Magnans :
Ce sont des fourmis qui vivent en immenses colonies et qui se déplacent régulièrement d'un endroit à l'autre des forêts. Ces colonies ont la particularité de former de longues lignes de quelques centimètres de large et de plusieurs centaines de mètres de long. L'ensemble est protégé par des soldats possédant des pinces disproportionnées par rapport à leurs corps. Elles mangent tout sur leur passage et s'agglutinent immédiatement en touffe compacte dès qu'un étranger pénètre sur leur ligne de front. Dans certains cas, il n'est pas rare de voir la colonie s'étendre sur plusieurs mètres de large. Il faut évidemment regarder le sol régulièrement, et lorsqu'on voit une de ces colonies, l'enjamber rapidement. Il ne faut surtout pas s'arrêter dessus. Immédiatement les soldats vont coloniser les pieds et grimper le long des jambes jusqu'à ce qu'ils plantent leurs pinces dans la peau. Leurs morsures sont évidemment très douloureuses. Bien qu'elles ne soient pas venimeuses, elles sont extrêmement douloureuses. A éviter.


- Les Abeilles :
Bien souvent, lorsqu’on s’arrête, en particulier dans la Forêt des Abeilles, on est envahi par des nuées de petites abeilles, qui ne font pas plus de 5 à 6 mm de long. Ce sont des abeilles faisant parti de l’ordre des hyménoptères, et qui sont de la famille des MELIPONE (Tribu des Meliponini). Bien qu’elles ne soient pas du tout dangereuses et qu’elles ne piquent pas, elles ont le très désagréable comportement de s’insinuer partout. Elles inondent la nourriture, se posent sur la peau et en particulier, près des yeux, des oreilles, des narines ou rentrent dans la bouche. On les trouve toute la journée. Par contre, elles disparaissent avec la tombée de la nuit. Elles font place alors à de très petits insectes appelés FOUROU.


- Les Fourous :
Minuscules, moins de 1 mm, ils se posent sur la peau découverte et piquent pour se gorger de sang. Les démangeaisons apparaissent presque immédiatement et laissent des tâches rougeâtres sur la peau. Ces insectes disparaissent très vite, avec la nuit qui tombe. S’ils apparaissent vers 17h, ils disparaissent très rapidement après 18h30. Sur la photo de gauche on peut voir un fourou, dont la taille n'excède pas le millimètre.











- Les Moustiques : Dans les zones d’ombre, et surtout à la saison des pluies, on subit aussi les assauts des MOUSTIQUES (ci-contre un AEDES Albopictus), dont plus d’une centaine d’espèces existent. Parmi eux, les Anophèles qui transmettent le paludisme. La climatisation ne permet pas toujours de les empêcher de piquer, mais elle diminue fortement leur présence. Il reste néanmoins, la moustiquaire. Ces moustiques Anophèles, sont reconnaissables aux 2 palpeurs qui sont aussi longs que la trompe qui sert à piquer.




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- Les Invasions : Invasion de moucherons, d'abeilles ou de fourmis. Réalité désagréable mais pour laquelle il faut rester calme et surtout ne pas s'affoler.















- Attaque de moucherons (petites abeilles mélipones) lors d'une sortie !

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- Le Matériel Minimum :
.... Poncho ou imperméable pour la pluie,
.... Spray anti-moustiques,
.... Gourde ou un bidon de 1 litre pour la marche,
.... Couteau
.... Machette (Attention au transport et au maintien)
.... Sac à dos
.... Lampe frontale
.... Médicaments courants (Efferalgan ou Doliprane par exemple)
.... Mini-trousse à Pharmacie de premiers soins
.... Sérum anti-venin éventuellement
.... Papier Toilette (1 rouleau)


- Les précautions :
.... Ne pas trop se charger
.... Chaussures de marche ou de randonnée,
.... Sandales et tenue décontractée pour le soir,
.... Vers 16/17h, il y a des fouroux qui entraînent des démangeaisons. A cette heure, porter des tenues longues. A la nuit tombée, plus d'agression.
.... Eventuellement spray anti-moustiques,
.... Une gourde ou un bidon de 1 litre pour la marche,


- Les Règles Principales :

La MACHETTE : Bien souvent on utilise une machette pour couper certaines herbes à épines ou pour se protéger. Il faut être très prudent, et rester à 2 m minimum, derrière la personne qui précède. Un coup de machette peut blesser profondément. C'est pour cela que la plupart des guides, après avoir suivi leur formation, utilisent systématiquement un sécateur. Cet outil qui semble rudimentaire présente plusieurs avantages :
.... Il ne peut pas blesser les personnes qui suivent,
.... Il ne fait pas de bruit. Ceci est très important lorsqu'on recherche des animaux.

Mais au-delà du danger pour les autres, la machette est un instrument très dangereux pour celui qui l'utilise. A plusieurs reprises, j'ai vu des personnes marcher avec leur machette, glisser sur un chemin boueux et essayer de se rattraper ou de se retenir avec la machette. La sanction est immédiate : coupure des tendons de la main. Les conséquences, bien que non mortelles, sont quasiment irréparables compte tenu des difficultés dues à l'éloignement. Les séquelles à long terme, sont irrémédiables et peuvent aller jusqu'à la perte des doigts ou de la main.

Je dirais simplement qu'il est absolument indispensable d'avoir une machette en permanence dans la voiture, mais qu'il ne faut pas marcher avec. La garder en réserve dans son fourreau à l'intérieur du sac à dos.

Le BRUIT :
Pour rechercher des animaux, essayer de marcher sans bruit. Eviter de marcher sur les feuilles (difficile) ou les branches qui craquent. Il faut parler peu et à voix basse, bien sûr. Marcher dans le sable devient pénible, mais on n’a pas d’autres choix que d’adapter son rythme à ses capacités physiques.

Les GUIDES :
Cela semble logique, mais il ne faut pas partir sans guide. Bien souvent ils sont proches de l'endroit à visiter et le connaissent parfaitement. Ils maîtrisent les pistes et les aléas de la forêt. Il faut, dès le départ, se mettre d'accord sur la formation de la marche. Il faut encadrer le groupe de visiteurs. Il y a donc, un guide devant, qui ouvre la marche. Suivent ensuite les randonneurs, et la marche est obligatoirement fermée par le deuxième guide. Le groupe est donc encadré par les guides qui connaissent l'endroit. En aucun cas, une personne ne doit rester seule en arrière. Si une personne s'arrête, que ce soit par fatigue ou pour une observation, il faut que le groupe s'arrête. Il est impératif de ne pas trop étaler la file. C'est le seul moyen de ne pas perdre quelqu'un. La vitesse de marche doit être calquée sur la vitesse de la personne la plus lente.
Il ne faut pas oublier que la marche en forêt n'est pas un marathon, mais une marche pour l'observation.

Les Désagréments :
Cela semble presque incohérent, mais si on veut se protéger des moustiques, on utilise souvent des produits anti-moustiques, dont certains ont des odeurs fortes qui peuvent être senties par les animaux. Il faut donc être prudent sur le choix de ces sprays.
On peut aussi se protéger des moustiques ou des mouches Tsé-Tsé, comme lors de nos sorties en pirogue lors de notre voyage à Loango. Elles ne piquent pas à travers l’imperméable, mais le revers de la médaille est aussi d’avoir créé un mini-sauna ! Au choix, la chaleur et la sueur où les piqures. Il faut bien sûr prévoir une chemise à manches longues et porter préférentiellement un pantalon long que des shorts ou bermuda (pour des sorties en pirogue dans des lieux infestés). Ne pas hésiter à demander aux guides.

La Vision Animale et les Rencontres Animales :
La première des choses à faire lorsqu'on marche en forêt, ou en savane, c'est de demander quelle attitude on doit avoir lorsqu'on rencontre des animaux. Le guide doit normalement vous préparer à ces rencontres, qui n'arrivent pas tous les jours. Lorsque je parle de rencontres, je parle bien évidement de rencontres proches, voire très proches.

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…. Les Gorilles : Aussi curieux que cela puisse paraître, il faut surtout ne pas fuir, lorsqu'un gorille charge. Il faut rester impassible (ce qui est très, voire extrêmement difficile), et ne pas le regarder dans les yeux. Le regarder dans les yeux est une marque de provocation, comme avec ses congénères. Ceci m'est arrivé à plusieurs reprises, en particulier lors de ma deuxième aventure dans le Baï de Langoué. Nous marchions vers l'observatoire du baï, lorsque soudain, sans qu'aucun bruit ne le laisse prévoir, un gorille mâle solitaire s'est mis à pousser des cris rauques et à foncer sur nous. Nous étions 6 en tout. On s'est arrêté et on a observé discrètement en baissant la tête, le gorille qui fonçait droit sur nous en écartant de ses bras puissants, les petits arbustes qui étaient sur son chemin. A 5 ou 6 m environ, il s'arrêta, marqua un temps d'arrêt, puis reparti à l'opposé pour disparaître définitivement dans la forêt. Moment intense et qui soulève, même si on est habitué, une peur viscérale.

….
Les Chimpanzés : C'est un animal que je crains particulièrement. Très proche de l'homme, avec un capital génétique approchant les 98 % avec celui de l'homme, il semblerait en avoir pris aussi certains avantages et certains vices. Une intelligence hors du commun, et une structure de groupe se rapprochant d'un corps militaire lors des affrontements entre groupes. Il m'est arrivé à 2 reprises d'être en contact proche, même très proche de chimpanzés et c'est une expérience à la fois fantastique et en même temps follement angoissante, lorsqu'on connait la force et le comportement de ces animaux. Expérience vécue en particulier lors de mon périple dans la forêt de LETILI, proche de Boumango, au sud de Franceville, près de la frontière du Congo Brazzaville. Cette fois-là, le chimpanzé n'avait pas chargé, mais en les cherchant, nous nous étions retrouvés au milieu d'un groupe, avec sur notre droite, le corps du groupe comprenant femelles et petits, à une cinquantaine de mètres environ. Sur notre gauche, une jeune femelle, accrochée sur le bas du tronc d'un arbre, et au-dessus de nous, le mâle dominant qui était sur une branche. L'ensemble des 3 éléments, se repéraient et communiquaient par cris répétés. Au début, ils ne savaient pas où nous étions, car on s'était arrêté, puis, lorsqu'on s'est mis à chercher la provenance des cris, ils nous ont repérés, et en particulier le mâle au-dessus de nous, et dont les cris ont complètement changé. D'abord des cris d'information pour savoir ce qui se passait, puis des cris plus brefs et répétés pour signaler la présence d'intrus, puis finalement des cris de peur et de combativité lorsque le danger s'est manifestement trop rapproché. Nous avons quitté la zone, sans être chargé heureusement. IMPRESSIONNANT et EFFRAYANT !
Il semblerait que le meilleur comportement soit de montrer une ATTITUDE de SOUMISSION, peut-être en lui montrant son postérieur en inclinant le corps avec une lente marche d'éloignement.

….
Les Éléphants : Contrairement à ce qu'on pourrait penser, on peut très facilement tomber sur un éléphant en marchant dans la forêt. Il pourrait sembler que leur corpulence fasse qu'ils ne puissent se déplacer qu'en faisant du bruit. Eh bien non. Bien qu'ils soient gros, on ne les entends quasiment pas en forêt. Peut-être de temps en temps, un bruit feutré de branche, pas plus. Ce qui fait qu'en marchant, on peut tomber sur un pachyderme au détour d'un sentier, caché par un arbre. Ça m'est arrivé à plusieurs reprises. A chaque fois, un cri du guide, et une course précipitée en arrière. Il faut aussi rechercher un arbre pour éventuellement se protéger.
Cet évènement m'est arrivé à de nombreuses reprises. Une charge lorsque j'étais au parc de Loango, alors qu'on observait un groupe de plusieurs éléphants. La charge rapide précédé d'un barrissement et notre replis ultra-rapide, ont mis un terme à sa charge. Au Baï de Moupia, en savane où une charge avec un barrissement nous a fait dévaler le chemin en sens inverse à toute allure. Bien souvent il s'agit de CHARGES d'INTIMIDATION et surtout lorsqu'on a affaire à une femelle avec un petit ou un mâle solitaire qui est surpris en forêt.

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…. Les Buffles : Blessés, ce sont des animaux extrêmement dangereux. Ils causent beaucoup d'accident mortels. Aujourd'hui, dans la plupart des parcs au Gabon, le braconnage diminue du fait des éco-gardes de plus en plus nombreux. Il y a peu de risque de tomber sur un animal blessé. Hors de ce cas, les buffles fuient à notre approche. L'anecdote la plus savoureuse s'est produite lorsque je marchais sur la plage à Sette-Cama en 2007, dans le parc de Loango Sud. Nous avions fait une large boucle en forêt et savane en partant du campement et nous revenions par la plage. J'étais seul avec le guide. Peu de touristes à l'époque où j'y étais. Nous marchions tous les deux sur la plage, lorsqu'à une centaine de mètres, nous tombons sur 2 buffles à l'arrêt et qui nous regardent. A droite, l'Océan Atlantique, puis la plage de sable devant nous avec les 2 buffles. Sur la gauche, une savane herbeuse sur 300 ou 400 mètres, puis la forêt. J'hésite, je prends des photos et je demande au guide ce qu'on fait. Sa réponse m'a toujours surpris : “on avance et ils vont partir“. Je lui réponds simplement “et s'ils ne partent pas …“. Dans la mesure où vous me lisez aujourd'hui, c'est qu'il avait raison et effectivement ils ont détalé dès qu'on a avancé, en partant à travers la savane et ensuite pour se cacher dans la forêt.

Les Vêtements :
Parmi les facteurs importants, il est à préciser, même si cela semble logique, qu’il ne faut pas porter d’habits voyants : pas de chemises “Flashy“, pas de couleurs vives. Pas de rouge, pas de jaune, pas de blanc plus blanc que blanc. Il faut prendre les vêtements les plus neutres possibles, le beige ni trop clair, ni trop foncé est le mieux. Ces couleurs vives sont à proscrire pour une seule et unique raison : les animaux nous voient de loin. En approche animale, lorsqu’un animal relève la tête, c’est qu’il est à la recherche d’informations sur des soupçons. Il reste en attente, tous les sens aux aguets. Il écoute, il regarde, il sent. Dans ce cas-là il faut arrêter tout mouvement et ne pas bouger. Une chemise rouge ou jaune se verra de loin. Même si on reste prostré. Après analyse de la situation, si aucun signe extérieur n’est venu le perturber, il va reprendre son repas ou sa recherche de nourriture.

Dans un autre registre, il est aussi à
éviter les chemises bleues ou très foncées, pour une seule raison, c’est qu’elles attirent tous les insectes. Faite l’expérience. Asseyez-vous à côté de quelqu’un avec une chemise bleue, et vous verrez, si vous avez une chemise beige, que la plupart des insectes vont aller chez votre voisin.

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Les Piqures d’Insectes :
Parmi les souvenirs qu’on peut garder assez longtemps, quelques jours, les piqures d’insectes sont les plus désagréables. Souvent des produits anti-moustiques peuvent être efficaces. Dans tous les cas, un calmant sous forme de pommade, peut être nécessaire. Sur les images ci-dessous, on voit le souvenir, d’une sortie de quelques dizaines de minutes, la nuit, vers 3h du matin, lors de notre nuit en campement à Inyoungou, dans le parc de Loango, en août 2012. Je faisais des enregistrements des sons de la nuit, pour mettre éventuellement sur une de mes pages, et je ne me suis pas rendu compte que j’étais piqué. Une semaine après, j’en avais toujours les séquelles et les démangeaisons ont duré 5 jours. Je ne sais pas quels insectes m’ont piqué, ni pourquoi ils m’ont piqués seulement aux chevilles, alors que j’étais pratiquement nu dehors, la nuit.
L’ampoule est le souvenir d’une marche dans le sable sur 20 km, dans le parc de Loango nord. Avoir un peu de bétadine ou d’éosine, permet de calmer la douleur. Du sparadrap peut également rendre service avec un peu de coton ou de gaze, pour diminuer le frottement, si la marche doit se poursuivre.

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Mini-Trousse de Secours :
.... Flacon Eosine ou Bétadine pour désinfection des plaies,
.... Gaze,
.... Coton,
.... Sparadrap,
.... Aspi-venin,
.... Alcool,
.... Pince brucelle pour écharde,
.... Pommade calmante,
.... Petit ciseau,
Les trousses sont vendues complètes en pharmacie. La liste ci-dessus n’est qu’un petit minimum.








Dormir en Forêt :

Nuit en forêt sur le Sol :

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• Il est clair que l'idéal serait de trouver un hôtel 5 étoiles en forêt ! Mais dans cas-là on ne serait plus en forêt, mais dans uns structure au bord de la forêt. En savane, comme en forêt, il m'est arrivé à plusieurs reprises de dormir sous la tente. On peut voir des photos ci-dessous, de tente installée en forêt et en savane, comme au Baï de Moupia, par exemple, ou au nord de Makokou, ou dans les Plateaux Batéké.

Dans certains endroits, par exemple au Baï de Moupia, il est important de ne pas monter la tente sur une piste à éléphants, pour des raisons évidentes de sécurité. Dans ce cas, il faut faire confiance au guide qui connaît les emplacements adéquats. En général on choisira un endroit où il n'y pas de passages d'animaux. On peut dégager à la machette la zone de campement.

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Mais, bien que légères, les tentes ont quand même un poids minimum qui fait que lorsqu'on recherche à alléger le sac à dos, il existe une autre solution. J'ai acheté un lit pico dont j'ai récupéré la toile et abandonné l'armature. Cette toile est légère et sur place, je me mets à couper 2 branches qui dépassent de la toile dans le sens de la longueur. Elles doivent coulisser dans les larges ourlets qui sont sur le bord. Ensuite, je coupe 6 fourches, qui me servent à isoler la tente du sol, à environ 50 cm. J'attache l'ensemble avec une cordelette que j'emmène avec moi. Ensuite je prends 2 branches souples et assez longues, qui forment un arc de cercle au-dessus du lit de camp, et qui me permets de fixer au sommet, la moustiquaire.
En saison des pluies, on peut placer une corde entre 2 arbres, et poser au-dessus, une bâche en forme de tente. Les pentes ainsi crées vont mettre à l'abri tout le monde ainsi que mon lit de camp adapté et ma moustiquaire en cas de pluies ou d'orage.

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Mais, en dehors de ces situations “maîtrisées“, souvent on peut tomber sur des circonstances qui ne permettent pas de fixer la tente ou de monter le lit de camp avec la moustiquaire. Ça m'est arrivé par exemple lors de mon expédition vers les Inselbergs de Minkébé, où en prenant une mauvaise décision on, est resté dans une situation périlleuse. On avait établi un campement à environ 10 km de notre lieu de destination et nous pensions pouvoir faire le chemin aller / retour ainsi que l'ascension, en une journée. Nous avions laissé toutes nos affaires, tentes, lit de camp, nourriture et tout notre équipement au dernier bivouac. Malheureusement, ces derniers kilomètres, ont été particulièrement difficiles à cause des bourbiers (on était en saison de pluies). Et lorsque nous sommes arrivés à l'inselberg, nous étions du côté de la face verticale. Faire le tour nous a pris plusieurs heures de plus, et lorsque nous sommes arrivés au sommet, il était impossible d'envisager le retour dans la soirée.
Nous avons donc dû, dans ce cas-là, trouver une solution de secours. Nous n'avions rien, et nous avons dû, nous installer tous ensemble autour d'un feu de camp que nous venions de faire et passer la nuit par terre, à même le sol. A situation exceptionnelle, solution exceptionnelle.
Il m'est arrivé aussi, lors d'un très gros orage en forêt, de dormir enroulé dans mon poncho, contre le tronc d'un arbre. Nuit difficile.
Sur les photos ci-dessous, on peut voir des images des situations régulières en forêt : tente, préparation de la tente, aménagement du lit de camp, préparation des longueurs de branches et des fourches pour la toile du lit de camp. Au-dessus une image de situation exceptionnelle, avec nuit directement sur le sol.

Préparation du Lit de Camp :
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Montage de la Tente et Préparation des Branches pour le Lit de Camp :
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Lit de Camp et Moustiquaire sous la Bâche :

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Campement avec Tentes :

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Les Chaussures :
• L'idéal lorsqu'on arrive au campement et qu'il a plu dans la journée, il est bon de mettre chaussures et chaussettes (voire même les chemises et les pantalons) près du feu afin de les sécher. Les chaussures peuvent (doivent ?) être mises sur un piquet, c'est-à-dire une branche plantée en terre, et qui permet de non seulement de les sécher, mais aussi d'éviter que des insectes ou petits animaux rentrent et se cachent dedans. On peut penser particulièrement à des scorpions, qu'on peut trouver en forêt. Ici un Pandanus imperator. Rassurez-vous, je n'en n'ai pas trouvé à tous les “coins de rues“ ! On peut aussi penser à des araignées.







Préparation du véhicule :
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La préparation du véhicule est aussi importante dans certaines occasions. En particulier lors de traversée de savanes, surtout en hors piste, il est nécessaire de protéger le radiateur par une moustiquaire qui empêche les herbes sèches de colmater le radiateur, avec les conséquences prévisibles de surchauffe du moteur. Un exemple minimum est visible sur cette photo lors de la traversée de la savane pour voir les éléphants à MOUPIA, à 40 km au sud de Franceville, après seulement 5 kilomètres de piste !
Sur mon véhicule, elle reste en permanence sur la face interne de la calandre. Elle est maintenue par des morceaux de fils métalliques. J'ai posé une moustiquaire en plastique vert, mais une moustiquaire métallique aurait pu faire l'affaire. Après la traversée des hautes herbes, elle se nettoie très facilement avec les mains.











Marcher en Forêt / Jean-Louis ALBERT / Novembre 2010.


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