- LASTOURSVILLE vu d'ULM -


- Création de la Page : Juin 2017.

• Le survol de la forêt autour de Lastoursville, avec mon ami Joël qui est passionné d'ULM, et qui m'a permis de découvrir cette magnifique forêt, à partir du ciel.

Remerciements : Je remercie mon ami Joël SOUAN, pour son amabilité, sa disponibilité et sa gentillesse, et pour m'avoir permis de survoler la forêt autour de Lastoursville grâce à son ULM.

Joël et Jean-Lou en ULM au-dessus de la Forêt :

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Vol en ULM au-dessus de la Forêt :

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Carte de Situation de Lastoursville :

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- Le Matériel Photo :

• Toutes les photos ont été réalisées avec le matériel suivant :
---- Appareil CANON EOS 5D MK III avec zoom CANON 28/300 mm F3,5-5,6L IS USM ou zoom CANON 24/70 mm F2,8.
---- Les macros ont été faites soit avec un appareil CANON EOS 5D MK III, avec les objectifs CANON 100 mm F4 IS Macro USM.
---- Flash CANON Speedlite 580 EX II
---- Certaines photos ont pu être prises soit avec un appareil compact SONY RX 100 M4, soit avec un appareil compact étanche OLYMPUS NG-4.


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- Le Trajet :

•• FRANCEVILLE -> LASTOURVILLE : 180 km, soit environ 2h30 à 2h45' de conduite.
En 2017, la route est entièrement goudronnée depuis Franceville jusqu'à Lastourville, depuis que les chinois ont finalisé cette route, en 2014.

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Base EGG -> LIKEKA -> Gare LIFOUTA -> EGG Base : 163 km de piste entretenue par la société forestière.

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- Le Survol de la Forêt :
• Joël maintient son ULM à l'intérieur d'un hangar qu'il a fabriqué lui-même, dans la concession EGG. L'appareil repose sur un socle à roulettes, qui permet de le sortir et de le rentrer sans trop de difficulté. Une fois sorti, il fait le contrôle prévôt, ce qui signifie qu'il vérifie le moteur, l'huile, les suspentes de maintien de l'aile delta, la fixation de l'aile au mat, les sièges, les ceintures de sécurité, les hauts-parleurs, etc. Ces derniers sont extrêmement importants, dans la mesure où en vol, avec le vent du à la vitesse et le bruit du moteur, on n'entend rien. Les écouteurs encastrés à l'intérieur du casque assurent une communication entre le pilote et son passager. Il s'agit d'une machine de marque DTA type Voyager 2, avec une aile DYNAMIC 450. L'ensemble est équipé d'un moteur ROTAX 912S à essence.

Une fois l'aile sortie, et après avoir fait les vérifications, Joël met en route le moteur. Nous sommes à une distance de sécurité suffisante, pour ne pas se faire blesser par l'hélice. En accélérant, la machine avance légèrement et Joël va la diriger vers la piste. Nous suivons derrière, à bonne distance. La piste est à seulement une cinquantaine de mètres. Arrivé à la piste, nous restons sur le côté pendant qu'un petit coup d'accélérateur fait avancer l'aile vers un bout de la piste. Joël fait un demi-tour en bout de piste, à la lisière de la forêt, puis après une ou 2 secondes, il accélère franchement. Le moteur rugit et le bruit se fait, malgré la distance, plus bruyant. La machine avance et prend de la vitesse. Lorsqu'il arrivé à notre hauteur, la vitesse est suffisante pour que la machine décolle du sol après une légère poussée sur la barre de l'aile pendulaire. Cette petite poussée a pour but d'augmenter légèrement l'angle de l'aile par rapport à la piste et au trajet de l'air, et en augmentant la portance, lui donne une force vers le haut, qui fait décoller la machine. En quelques secondes, il est au-dessus de la forêt puis à hauteur de sécurité, il va faire le tour de la piste, puis il amorce une demi-tour, fait un “Touch and Go“, c'est-à-dire qu'il effleure la piste avec les roues à bonne vitesse et donne un coup d'accélérateur pour faire repartir immédiatement la machine. Au contact avec la piste, un petit nuage de poussière surgit de chaque roue. La machine s'élève de nouveau au-dessus des arbres, puis un nouveau demi-tour, et Joël se pose à nouveau sur la piste en terre.

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Il poursuivra vers nous et s'arrêtera à côté de nous, moteur coupé. Je monte sur le siège arrière et boucle ma ceinture. Je mets le casque et regarde son paiement pour ne pas être perturbé. Je règle mon appareil en priorité vitesse. Il s'agit de mon CANON EOS5 Mark III monté avec un zoom CANON 24-70 mm, ouvrant à 2,8. Je mets la vitesse sur 1/500ème de seconde. Au vu des photos qui vont sortir, il sera souhaitable de mettre 1/1000 ème de seconde la prochaine fois, si la luminosité est suffisante. Je laisse la rapidité en ISO automatique. De cette manière, avec ma vitesse figée, la luminosité de la photo sera constante, quelle que soit la luminosité, l'appareil montant en ISO s'il manque de la lumière. Bien sûr, on sait que plus les ISO augmentent, plus le bruit augmente. Pas d'autres solutions. En fait le ciel est bien lumineux et ça ne posera pas de problème.
Joël monte à son tour sur son siège devant moi. Il fait les manoeuvres habituelles, qui consistent à regarder que personne n'est derrière l'hélice, et il met le moteur en marche. Il regarde à droite et à gauche que personne n'est sur la piste, il ausculte le ciel pour vérifier qu'aucune autre machine n'est en approche. Il n'y a aucun souci, car il n'y a pas d'autres ULM ou petit avion dans le coin, mais les règles de vol à vue l'impose et ça devient un automatisme pour lui.
Appui sur l'accélérateur, maintien ferme de la barre horizontale, prise de vitesse, puis ayant atteint la vitesse minimum de décollage, l'aile prend de la portance et la machine s'élève sans difficulté. Nous nous élevons assez rapidement et lorsque nous sommes en milieu de piste nous sommes déjà à plus de 15 mètres de hauteur. En bout de piste, nous sommes au-dessus de la forêt, très largement au-dessus. Les turbulences sont importantes et la nacelle bouge dan tous les sens, Joël manoeuvre parfaitement l'aile pour la stabiliser au maximum. C'est classique, dès qu'on passe d'un milieu (la piste) à un autre (la forêt), l'air bute sur les arbres et a tendance à remonter le long des arbres avant de repartir à l'horizontale. Un mouvement ascendant est créé et fait bouger la machine. Plus on prend de l'altitude et plus la masse d'air se calme. A plusieurs centaines de mètres, l'air est laminaire et on se déplace sans brutalité.
Au-dessous, on voit les toits de la concessions EGG, puis des pistes. Derrière nous, la piste d'atterrissage s'éloigne. Je la distingue à travers les pales de l'hélice. Nous volerons entre 500 m et 800 mètres au-dessus de la forêt. De l'endroit où on décolle, on est à environ 400 mètres d'altitude, mais la ville de Lastoursville
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est dans une cuvette au bord du fleuve Ogooué. A perte de vue, de la forêt, avec au fond des collines. De toute beauté. En haut le calme, juste perturbé pour le bruit du moteur. La voie de Joël pour me demander si tout va bien. Tout est OK, on continue. J'avoue que malgré mes nombreuses heures de vol en ULM, c'était au début des années 2000 lorsque je prenais des cours de vol ULM à Libreville, j'ai visiblement perdu l'habitude de voler avec un pendulaire. Les balancements provoquent néanmoins une certaine appréhension, qui va disparaître très rapidement.
Compte tenu de la situation, une forêt et très peu de zone de roulage, on applique tout de suite les mesures de pilotage de sécurité, c'est-à-dire, le maintien d'une altitude suffisante afin d'atteindre une zone d'atterrissage au cas où il y aurait une panne moteur. Celui-ci (le moteur, un ROTAX essence) est récent et Joël est un excellent mécanicien, je ne me fais donc pas de soucis. En gros, l'altitude de sécurité est l'altitude où on peut voler en toute sécurité en repérant continuellement les zones où on pourrait se poser si le moteur s'arrêtait. On a une finesse voisine de 10, c'est-à-dire qu'on peut parcourir à l'horizontale environ 10 fois l'altitude à laquelle on est. Il faut tenir compte aussi que l'altitude n'est pas la distance au sol, car le sol est ici aux alentours de 400 mètres d'altitude, ce qui fait que lorsqu'on est à 1000 mètres d'altitude, on est à seulement 600 mètres du sol ! Mais Joël est un bon pilote, il connait parfaitement la région et tous les points susceptibles de servir d'atterrissage d'urgence sont connus : piste, prairie, zone de la gare de marchandise, etc… Ceci, au cas où…

Joël et Jean-Lou au départ en ULM :

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Vol en ULM au-dessus de la Forêt et de l'Ogooué :

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De la forêt autour de nous, une dépression avec des arbres morts, des collines qui nous rapprochent du sol, un ciel bleu mais avec beaucoup de nuages. Les règles de vol à vue en ULM, imposent de rester à plus de 300 m en dessous ou à côté des nuages. Si cette règle n'est pas assurée, c'est la mort quasi certaine. Interdiction de pénétrer dans un nuage? On n'a pas d'instrument, et pénétrer dans un nuage, implique la perte rapide des repères et une destruction de la machine qui peut se retrouver à l'envers ! Pas de problème ici, des nuages seulement au loin. On se rapproche de l'Ogooué et du
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pont métallique qui est à l'est de Lastoursville et qui permet au train de passer le fleuve. Nous laissons la gare de marchandise qui sert surtout au chargement des grumes sur les wagons, puis en longeant le fleuve, nous atteignons l'entrée de la ville, avec son pont pour les véhicules. Puis la route goudronnée qui vient de Franceville et qui descend la montagne en slalomant et pénètre dans Lastoursville par le carrefour Wengué. La ville qui se déroule le longe de la rue centrale. Je distingue l'église puis les petits rapides de l'Ogooué à l'ouest de la ville. De la forêt, de l'eau, des rapides, la base SBL (Société des Bois de Lastoursville) avec ses toits bleus. Nous faisons un large virage pour revenir vers notre point de départ, puis nous survolons une curieuse prairie en forme de coeur au milieu de la forêt, puis une zone de plantations, enfin retour sur la forêt. Au loin, sur notre droite, à 6h15, un gros nuage sombre avec un rideau qui n'est autre qu'une grosse pluie d'orage. Nous ne sommes pas sur son chemin, ce qui serait une aberration, qui plus est, une faute. Encore de la forêt, puis on aperçoit notre piste au loin, avec la piste qui quitte la route goudronnée pour se diriger vers la base EGG. On survole les toits, des hectares de canopée d'un vert plus sombre. Ce sont les parasolliers (Musanga cecropioides), une espèce pionnière qui envahit les zones déboisées. On la remarque parfaitement sur les photos. On fait le tour de la piste et Joël amorce la descente puis se pose sur la piste en terre battue. On s'arrête finalement au niveau de la sortie de piste.
La fin du voyage, c'est le retour au hangar, avec vérification de la machine, remise en place sur la plate-forme de déplacement puis mise en place dans son logement.

- La Piste EGG :

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• L'après-midi, avec Joël, nous suivrons la piste EGG qui va du village de LIKEKA jusqu'à la base EGG, en passant par la gare de LIFOUTA. De la base EGG jusqu'au village de Likeka, la route est goudronnée sur les 57 km. Puis nous prenons la piste EGG sur le côté gauche et nous atteindrons la gare de Lifouta après 40 kilomètres de piste. Cette piste est entretenue par la société forestière et est de très bonne qualité. Sur le chemin, nous pourrons voir des arbres (Sorro, Mouvingui, Okan, etc) et des empreintes d'éléphants par dizaines, des empreintes de buffles, d'antilope et de gorilles. Nous verrons également un groupe de singes (Cercopithecus nictitans) sautant de branche en branche pas très loin de la piste. Nous apercevrons également, mais de manière fugitive, un céphalopode à pattes blanches ou plutôt claires (sans identification) et un céphalopode à dos jaune (Cephalophus silvicultor). Puis de la gare de Lifouta, il faudra encore 66 kilomètres avant de rejoindre la base EGG. Un trajet total de plus de 4 heures avec les arrêts.


• Lors de ce voyage, j'ai pu voir les espèces suivantes (le long de la piste EGG) :
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- Flore :
…. Arbre Magnoliopsida Fabales Fabaceae-Mimosaceae Okan / Cylicodiscus gabunensis
…. Arbre Magnoliopsida Magnoliales Myristicaceae Sorro / Scyphocephalium ochocoa
…. Arbre Magnoliopsida Fabales Caesalpiniaceae Movingui / Distemonanthus benthamianus
…. Arbuste Liliopsida Arecales Arecaceae Laccosperma secundiflorum (Asperge)


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Faune :
…. Oiseau Aves Musophagiformes Musophagidae Touraco a Gros Bec / Tauraco macrorhynchus
…. Oiseau Aves Bucerotiformes Bucerotidae Calao a Cuisses Blanches / Bycanistes albotibialis

…. Mammalia Primates Cercopithecidae / Cercopithecus nictitans

…. Mammalia Artiodactyla Bovidae Cephalophe a Dos Jaune / Cephalophus silivicultor





LASTOURSVILLE vu d'ULM / Jean-Louis ALBERT / Juin 2017.


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